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Jean-Baptiste Molin (1909-2000)

Né en 1909 à Nogent-l'Artaud (Aisne), Jean-Baptiste Molin fréquente successivement le Petit et le Grand Séminaire de Meaux, la Sorbonne et l'Institut Catholique de Paris, où il obtient une licence de lettres et de philosophie scolastique. Ordonné prêtre en 1932, il devient en 1938 professeur à Sainte-Marie puis au Grand Séminaire, dont il deviendra le Supérieur en 1944.

Chargé de l'apostolat des migrants, aumônier des Polonais de Seine-et-Marne, dont il maîtrise parfaitement la langue, et des gens du voyage (dont il partagera souvent l'existence en logeant dans leur camp en caravane à Meaux), il est également chercheur en liturgie et conseiller à Vatican II : son ouvrage sur le rituel du mariage et son répertoire des rituels et processionnaux conservés en France font encore référence.

Jean-Baptiste Molin (à droite) avec Georges Asselineau lors d'une excursion de la Société d'Histoire et d'Art de la Brie et du Pays de Meaux.

 

Auteur de nombreux articles montrant une érudition sur les sujets les plus variés, co-fondateur en 1948 de la Société d'Histoire du diocèse de Meaux (devenue Société d'Histoire et d'Art de la Brie et du Pays de Meaux, puis aujourd'hui Société Historique de Meaux et sa Région), il a beaucoup apporté à la connaissance du passé de la Seine-et-Marne. Nommé en 1974 à la commission d'archives et d'histoire du diocèse de Meaux, il s'occupe pendant quinze ans, en plus des travaux de son ministère, de la Bibliothèque diocésaine Guillaume Briçonnet où il assure l'amélioration du fichier, le classement des livres et l'accueil des consultants.

Parti à la retraite au prieuré de Lorris (Loiret)en 1988, il revient à Meaux pendant quelques semaines en 1993 lorsque locaux et livres de la bibliothèque subissent une grave inondation, et se montre à cette occasion d'un secours précieux. Puis il se retire définitivement, contraint par l'âge et la maladie, à une inactivité qu'il n'avait jamais connue. Il décédera en juillet 2000, dans la 92ème année de son âge et la 68ème année de son sacerdoce.

 

 

Michel Veissière (1923-1996)

Né à Provins le 8 mai 1923, il est élève du collège de Juilly, puis entre au séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux. Simultanément, il pratique, sous le totem de « kangourou généreux » le scoutisme, dans lequel il prendra rapidement des responsabilités. Ordonné prêtre en 1948, il poursuit ses études à l'Institut Catholique de Paris, et à Rome. Prêtre du diocèse de Meaux, il y exerce de nombreuses responsabilités : professeur au Grand Séminaire de Meaux, Supérieur du Séminaire d'aînés de Saint-Jean-les-Deux Jumeaux, responsable de la formation permanente et du diaconat permanent, rédacteur d'Eglise de Meaux, directeur de l'enseignement catholique puis des affaires culturelles, doyen du chapitre cathédral.

Vice-président de la Société d'Histoire et d'Art de la Brie et du Pays de Meaux pendant trente-deux ans, il fut en même temps un président remarquable de la Société d'Histoire et d'Archéologie de l'arrondissement de Provins. Vice-président de la Fédération des Sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l'Ile-de-France, membre du conseil d'administration de la Société d' Histoire Religieuse de la France, membre du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, il présida également pendant quatre ans l'Association des Bibliothèques Ecclésiastiques de France.

Michel Veissière dans le jardin de sa maison de Provins

 

Historien, il a publié neuf livres : trois consacrés à l'histoire de Provins, en particulier sur les chapitres de chanoines au Moyen-Age dans les collégiales Saint-Quiriace et Notre-Dame du Val, deux sur l'histoire du département de Seine-et-Marne, quatre sur Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux de 1516 à 1534, et son entourage. Il écrivit de très nombreux articles sur le XVI° siècle, l'histoire locale et divers sujets religieux.

Figure éminente parmi les « Seizièmistes », il a légué à la Bibliothèque diocésaine Guillaume Briçonnet son importante documentation (environ 3000 livres), laquelle comporte un grand nombre d'ouvrages consacrés à cette période. D'une santé précaire, il doit subir entre 1944 et 1996 sept opérations de la gorge. Il décède le 27 juillet 1996 quelques semaines après la dernière intervention, et est inhumé au cimetière de la Ville Haute de Provins.

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